l'immobilier au Maroc

l'immobilier au maroc L’immobilier est un des plus grands secteurs au Maroc ! Et en voyant les grands champs de construction dans certaines villes comme Casablanca, Tanger, Rabat et Marrakech, on croirait que le secteur d’immobilier est en pleine croissance. Sauf que les chiffres disent autrement !

Une crise dans l’horizon !

L’avenir n’est pas rassurant pour les prometteurs et les groupes immobiliers. Les intervenants du secteur sont à leurs gardes face à des baisses des chiffres enregistrées dans le premier semestre de 2015. La principale source d’inquiétudes est la consommation du ciment qui n’a enregistré qu’une hausse de 1,4% en glissement annuel durant les trois premiers mois de 2015, alors que l’année 2014 a clôturé avec une baisse de 5,4%. Le crédit immobilier n’a pas marqué de hausse et reste stable à une croissance annuelle de 3,2%. C’est encore pire pour le crédit immobilier consacré aux prometteurs qui a affiché une baisse de 3,8%.

Les grands groupes immobiliers du Maroc n’en sont pas moins affectés. La CGI a annoncé que son chiffre d’affaires a baissé de 28%, le chiffre d’affaires d’Addoha a affiché une baisse de 22% alors que le taux d’endettement de 80%. Le groupe Alliance a lui aussi enregistré une baisse de 31% de son chiffre d’affaires.

Une régression importante a été signalée quant au nombre d’unités mises en chantier. En fait, 114 408 unités ont été mises en chantier pendant le premier semestre de 2014. 96 821 d’entre elles étaient des unités sociales et économiques. Or, seulement 89 653 unités, dont 75 964 sont des unités sociales et économiques, ont été mises en chantier durant les six premiers mois de 2015.

Le ministère de l’habitat estime qu’on ne peut pas parler d’une vraie crise de l’immobilier vu que la demande est toujours forte avec un chiffre de 400 000 logements. On peut noter également que la production de l’habitat économique et social a connu une hausse de 11% en premier semestre de 2015 par rapport à la même période de l’année précédente. En gros, l’activité du secteur immobilier est jugée soutenue malgré les problèmes encourus.

Des prix de vente... toujours chers !

Les prix à la vente ont connu une grande hausse ces dernières années. L’explosion des prix est générale, mais varie selon les villes et la qualité de l’habitat. Le haut standing affiche sans doute les prix de vente les plus élevés, et ne ce qui concerne les villes, Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir et Marrakech, sont en tête du classement !

Les appartements : Le prix moyen de vente d’un appartement à Casablanca dépasse les deux millions de dirhams et en est un peu plus bas à Rabat. C’est presque un million de dirhams et demi à Tanger et plus d’un million de dirhams également à Marrakech.

Les villas : les villas sont chères, et les villas de luxe le sont plus ! Casablanca est en tête de classement avec plus de huit millions de dirhams comme prix moyen de vente. Les prix sont aussi élevés à Rabat, Tanger et Marrakech.

Les locaux commerciaux : Les prix à la vente des locaux commerciaux sont très élevés dans les villes de forte activité, principalement Casablanca et Rabat. Mais avec la grande évolution industrielle que connaît Tanger, elle vient en tête du classement quant à la demande de locaux commerciaux.

Les terrains : Comme pour les autres biens immobiliers, les terrains sont plus chers à Casablanca qu’aux autres villes. Le fait que les terrains soient assez rares à Casablanca est la principale raison de la hausse des prix à la vente. Il est de même à Bouskoura, suivie de Mohammedia, de rabat et de Tanger.

Donc, si vous avez un bien immobilier à vendre, ne vous précipitez pas et cherchez la meilleure offre. Si au contraire, vous voulez acheter un, il faut s’attendre à des prix élevés !